Celui devant qui « tout genou fléchira et toute langue confessera » n’est autre que Celui qui a mangé avec les pécheurs, leur a pardonné, les a libérés et guéris. Celui qui jugera le monde n’est autre que Celui qui a soigné les cœurs brisés et libéré les opprimés, qui a dit à la femme adultère : « Je ne te condamne pas. » C’est la même personne. Jésus le compatissant et miséricordieux ne se transformera pas en Jésus l’horrible accusateur. Jésus, Celui qui a dit que pour être comme Dieu nous devons pardonner à nos ennemis, et que si nous ne le faisons pas, nous ne valons pas mieux que les païens, n’agira pas lui-même comme un païen dans le futur.
Celui qui est mort aux mains de ses ennemis avec le pardon sur ses lèvres est le même hier, aujourd’hui et pour toujours. Si vous croyez que nous sommes entre deux Jésus différents, le Jésus de l’évangile et le Jésus du futur, le Jésus qui pardonne à ses ennemis et le Jésus qui les décapite, alors il vous faut peut-être réexaminer votre théologie, en particulier votre eschatologie et votre compréhension du jugement et du symbolisme apocalyptique. Le lion est un petit agneau égorgé, sa puissance est son humble amour, sa façon de faire la guerre est de faire la paix en allant à la croix. Sa colère est à l’image de son apparence d’agneau; il détruit les pouvoirs du mal en étant tué. Il est l’antithèse des moyens violents et puissants par lesquels le monde suit son cours. Il renverse absolument tout.
Son sacrifice n’a jamais été dans le but d’apaiser la colère de Dieu, mais de purifier notre conscience, la dureté de notre cœur, de réorienter notre pensée vers Dieu (repentance) et de restaurer une relation. Voilà ce que signifie le sacrifice du Christ. Les ramifications cosmiques du sacrifice du Christ se traduisent par la défaite éternelle du péché, de la mort et du diable (l’accusateur) et, par le fait même, réconcilient l’humanité avec Dieu. Dieu n’a jamais exigé de sacrifices, ce n’était qu’une préfiguration du sacrifice de Dieu qui révèle la nature éternelle de Dieu qui est l’amour désintéressé, compatissant, transformateur, régénérant, et conquérant, qui nous unit à sa nature divine.
(Traduction et combinaison de 2 publications Facebook de Jacob M. Wright. Publication 1; Publication 2.)