Le Dieu non violent n’est pas une simple projection

Parfois, j’entends les critiques s’inquiéter du fait que ceux qui défendent la nature non violente de Dieu ne font que projeter leurs propres idées et désirs sur Dieu.

Mais voici le problème. Si je suis laissé à ma propre nature et à ma personnalité, je suis indéniablement habité par la loi du talion. J’ai grandi en me bagarrant à l’école et dans les bars. J’ai fait couler et j’ai perdu du sang. Mon penchant naturel pour la violence réactionnaire est donc assez aiguisé, hostile et toujours prêt. De plus, m’engager dans les contre-interrogatoires verbalement violents qu’exige la pratique du droit n’a fait que me montrer comment démolir encore plus efficacement les personnes qui attaquent mes clients.

Continuer à lire … « Le Dieu non violent n’est pas une simple projection »

Le triomphe du martyre

Le christianisme a commencé comme une révolution non violente et un mouvement contre-culturel opposant la tyrannie de l’Empire Romain par la déclaration subversive du royaume de Dieu. Je m’explique; Rome a déclaré César Seigneur, Sauveur, Fils de Dieu et Lumière du monde. La religion d’état romaine était ce que l’on appelle généralement le culte impérial, qui considérait les empereurs et les membres de leurs familles comme des dieux. Le culte de l’empereur était un facteur unificateur dans le monde romain, pratiqué non seulement par les unités militaires réparties dans tout l’empire mais aussi par les individus dans les provinces. Le royaume de Rome s’est étendu par la force et l’assujettissement.

Continuer à lire … « Le triomphe du martyre »

L’humanité de Jésus et le cri d’amour du Père

Alors que Jésus souffrait violemment sur la croix, un cri sortit des profondeurs de son humanité, d’un cœur d’or et d’amour ensanglanté : « Abba ! Pardonne-leur ! Ils ne savent pas ce qu’ils font ! »

Arrêtons-nous un instant pour méditer sur ce cri et laisser sa pleine puissance pénétrer nos cœurs. Jésus aurait pu très bien plaider sa propre cause et crier à Dieu en son propre nom pour la douleur qu’il endurait; il aurait très bien pu dire : « Abba ! Aide-moi ! Je t’en prie, donne-moi ta force ! » Le cœur de Jésus était entièrement rempli d’amour pour ses bourreaux, exprimant sa plus profonde préoccupation pour eux et plaidant leur cause auprès de son Père. Jésus n’était pas simplement en train de montrer l’exemple en ce qui concerne aimer ses ennemis (même si c’était aussi le cas), mais il exprimait sa réelle inquiétude du moment. Malgré les clous qui étaient enfoncés dans ses mains et ses pieds et qui le faisaient crier d’agonie, ces cris se manifestaient en amour pour ses bourreaux et en plaintes pour leur pardon.

Continuer à lire … « L’humanité de Jésus et le cri d’amour du Père »

La parabole des talents

Un évêque du IVe siècle, Eusèbe de Césarée, nous aide à lire la Parabole des talents avec une perspective du Proche-Orient ancien, où l’accumulateur de talents est le héros de l’histoire et le « maître » est Archélaos, fils d’Hérode le Grand, dont l’extorsion et l’imposition excessive du peuple par l’intermédiaire de suzerains désignés ont conduit à une richesse exorbitante et concentrée, et à des formes d’usure considérées comme immorales par le judaïsme de l’antiquité; où enterrer le talent est une sagesse agraire rabbinique, et où le refus de participer aux abus qui conduisent à la concentration des richesses par ceux qui « moissonnent là où ils ne sèment pas et ramassent là où ils ne déposent pas » entraîne notre mort violente et prématurée dans ce monde actuel, mais où dans le monde à venir, quand Dieu arrivera, nous sommes bénis pour toujours.

Continuer à lire … « La parabole des talents »