Ce qui suit est, je dirais, quelque chose que le christianisme occidental a presque entièrement perdu, en raison de l’influence de la théologie réformée/calviniste et de l’accent mis sur le « péché originel », la fausse doctrine de la « dépravation totale » et la conclusion terrifiante de la substitution pénale et du tourment éternel. Ceux-ci font que notre humanité rétrécit et que notre esprit est broyé par une vision de Dieu qui est dégoûtée de notre humanité et qui doit répondre par la violence contre nous. L’esclavage religieux, le dégoût de soi et la peur abondent, déguisés en « salut ».
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Le Dieu non violent n’est pas une simple projection
Parfois, j’entends les critiques s’inquiéter du fait que ceux qui défendent la nature non violente de Dieu ne font que projeter leurs propres idées et désirs sur Dieu.
Mais voici le problème. Si je suis laissé à ma propre nature et à ma personnalité, je suis indéniablement habité par la loi du talion. J’ai grandi en me bagarrant à l’école et dans les bars. J’ai fait couler et j’ai perdu du sang. Mon penchant naturel pour la violence réactionnaire est donc assez aiguisé, hostile et toujours prêt. De plus, m’engager dans les contre-interrogatoires verbalement violents qu’exige la pratique du droit n’a fait que me montrer comment démolir encore plus efficacement les personnes qui attaquent mes clients.
Continuer à lire … « Le Dieu non violent n’est pas une simple projection »La pleine révélation de Dieu par le Christ et sa victoire sur l’adversaire.
Le peuple hébreu tel que documenté dans l’Ancien Testament ne faisait pas de distinction entre « Dieu » et « Satan ». En fait, « Satan » sous la forme de nom propre (avec un S majuscule) pour désigner un être qui était la somme du mal et l’ennemi juré de Dieu n’existait même pas dans leurs croyances. Au contraire, « hasatan » ou « le satan », signifiant « l’adversaire » ou « l’opposant », était un terme générique désignant une facette de Dieu exprimée à travers des anges ou des êtres divins qui exécutaient la volonté contradictoire ou destructrice de Dieu. Cette fonction contradictoire n’était pas du tout considérée comme « mauvaise » au sens diabolique du terme.
Continuer à lire … « La pleine révélation de Dieu par le Christ et sa victoire sur l’adversaire. »L’humanité de Jésus et le cri d’amour du Père
Alors que Jésus souffrait violemment sur la croix, un cri sortit des profondeurs de son humanité, d’un cœur d’or et d’amour ensanglanté : « Abba ! Pardonne-leur ! Ils ne savent pas ce qu’ils font ! »
Arrêtons-nous un instant pour méditer sur ce cri et laisser sa pleine puissance pénétrer nos cœurs. Jésus aurait pu très bien plaider sa propre cause et crier à Dieu en son propre nom pour la douleur qu’il endurait; il aurait très bien pu dire : « Abba ! Aide-moi ! Je t’en prie, donne-moi ta force ! » Le cœur de Jésus était entièrement rempli d’amour pour ses bourreaux, exprimant sa plus profonde préoccupation pour eux et plaidant leur cause auprès de son Père. Jésus n’était pas simplement en train de montrer l’exemple en ce qui concerne aimer ses ennemis (même si c’était aussi le cas), mais il exprimait sa réelle inquiétude du moment. Malgré les clous qui étaient enfoncés dans ses mains et ses pieds et qui le faisaient crier d’agonie, ces cris se manifestaient en amour pour ses bourreaux et en plaintes pour leur pardon.
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