Un évêque du IVe siècle, Eusèbe de Césarée, nous aide à lire la Parabole des talents avec une perspective du Proche-Orient ancien, où l’accumulateur de talents est le héros de l’histoire et le « maître » est Archélaos, fils d’Hérode le Grand, dont l’extorsion et l’imposition excessive du peuple par l’intermédiaire de suzerains désignés ont conduit à une richesse exorbitante et concentrée, et à des formes d’usure considérées comme immorales par le judaïsme de l’antiquité; où enterrer le talent est une sagesse agraire rabbinique, et où le refus de participer aux abus qui conduisent à la concentration des richesses par ceux qui « moissonnent là où ils ne sèment pas et ramassent là où ils ne déposent pas » entraîne notre mort violente et prématurée dans ce monde actuel, mais où dans le monde à venir, quand Dieu arrivera, nous sommes bénis pour toujours.
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